Où faire le contrôle technique d’un camping-car ?

Comme n’importe quel type de véhicule, le camping-car est soumis à un test régulier. Les frais de cet examen sont à la charge du propriétaire de la voiture. Si vous êtes décidé à réaliser le contrôle technique de camping-car, découvrez ci-après les différents endroits adaptés à cette vérification.

Les différents types de contrôle technique de camping-car

Il existe deux types de contrôle technique de camping-car selon la catégorie du véhicule.

Le contrôle technique de camping-car moins de 3,5 tonnes

S’il s’agit d’un camping-car léger, moins de 3,5 tonnes, les points de vérification de l’examen sont les mêmes que ceux des voitures légères. Cela touche l’identification du véhicule, les équipements de freinage, la direction, la visibilité, les feux, les dispositifs réfléchissants et les équipements électriques. Ce test auto se porte également sur les essieux, les roues, les pneus, la suspension, le châssis et ses accessoires, les nuisances et les autres équipements.

Le résultat de l’examen de camping-car comprend plusieurs niveaux. Le premier niveau regroupe les défaillances mineures qui ne requièrent pas la réalisation de contre-visite. Pour ce qui est des voitures qui présentent des défaillances majeures, elles doivent effectuer un contre-visite dans un délai de 2 mois. En ce qui concerne les voitures qui montrent des défaillances critiques, elles ne doivent plus circuler et sont soumises au contre-visite à effectuer dans un délai de 2 mois.

Le contrôle technique de camping-car poids lourd

Dans le cas du camping-car appartenant à la catégorie poids lourd, le contrôle technique se base sur la vérification des fonctions communes telles que l’identification, le système de freinage, la direction, la visibilité et les liaisons au sol. Elle touche également le châssis et ses accessoires, les organes mécaniques, les équipements, la pollution et le niveau sonore.

Le contrôle technique du camping-car poids lourd passe également par le contrôle de quelques fonctions supplémentaires : carte violette, coupe-batterie, extincteur, dispositif d’évacuation de fumées, porte de secours, trappe de secours, boîte de premier secours, etc. La vérification d’une plateforme d’accès handicapés est même indispensable.

Quoi qu’il en soit, le contrôle technique du camping-car est à effectuer tous les deux ans. S’il s’agit du premier examen, il est à réaliser six mois après le quatrième anniversaire de sa date de première mise en circulation.

Les sanctions en cas d’absence de contrôle technique

Si vous ne réalisez pas le contrôle technique de votre camping-car, vous encourez une amende pouvant aller jusqu’à 750 . Votre voiture peut être aussi immobilisée et vous devez remettre votre carte grise aux forces de l’ordre. À partir de là, vous disposez de sept jours pour effectuer le contrôle technique. Une fois que l’examen est réalisé, rendez-vous à la gendarmerie ou au commissariat pour présenter le procès-verbal attestant que votre véhicule respecte bien les normes.

L’endroit idéal pour faire le contrôle technique de camping-car

Le contrôle technique de camping-car est à réaliser dans un centre agrée en France. Vous n’avez qu’à vous présenter avec votre certificat d’immatriculation ou votre carte grise. Si vous recherchez un centre de contrôle technique de camping-car agrée, rendez-vous à SECURITEST. Il dispose d’une certification CARREFOUR ENTREPRISE SARTHE attestant de la qualité du contrôle technique réalisé sur les lieux. La société s’occupe également d’autres types de tests auto : 4×4, GPL, électrique, hybride, etc. Pour prendre un rendez-vous ou pour demander un devis, n’hésitez pas à vous servir du formulaire disponible sur son site web. Pour obtenir une réponse rapide, appelez au 02 43 28 03 00. Vous pouvez aussi vous rendre directement à l’Avenue Des Frères Renault Espace Commercial Auchan, 72650, LA CHAPELLE-SAINT-AUBIN. La société est ouverte du lundi au samedi de 09h à 19h.

 

 

 

 

 

 

Chauffeur de poids lourd : comment doit-il organiser son temps de conduite et de repos ?

La durée du travail des conducteurs routiers dans le transport de marchandises est régie par plusieurs dispositions, notamment des dispositions communautaires, des dispositions générales du code du travail, et des dispositions spécifiques au transport routier. La conduite de nuit s’accompagne de dangers multiples, lesquels sont accentués dans le cas où le chauffeur ne se repose pas correctement. C’est ainsi que la loi encadre très minutieusement les temps de conduite et de repos des chauffeurs de poids lourd.

Règlement régissant la durée maximale de conduite

Le temps de conduite des véhicules poids lourds correspond au temps que chaque conducteur passe au volant de manière continue, journalière et hebdomadaire. Définie par le règlement social européen n° 561/2006 du 15 mars 2006, la réglementation concerne trois contextes bien distincts. Les chauffeurs français ou européens effectuant un transport pour leur propre compte ou pour le compte d’autrui, qu’ils soient salariés ou indépendants, et qu’ils soient au volant d’un véhicule de plus de 3.5 tonnes doivent impérativement respecter cette loi. Pour une conduite journalière, le chauffeur ne doit pas se tenir au volant plus de 9 heures, mais peut être portée à 10 heures deux fois par semaine. La durée de conduite journalière se calcule entre deux repos journaliers ou entre un repos journalier et un repos hebdomadaire. Pour la conduite hebdomadaire par contre, la durée au volant est limitée à 56 heures pour une semaine ou 90 heures durant deux semaines consécutives.

Règlement sur le temps de repos minimal

Le respect de la loi régissant la conduite des véhicules lourds protège non seulement des dangers de la route, mais évite également de devoir payer des amendes parfois conséquentes. Le repos journalier est fixé à 11 heures au minimum. Dans chaque période de 24 heure écoulée  après la fin d’un repos journalier ou d’un repos hebdomadaire, le conducteur doit avoir pris un nouveau repos journalier. En outre, la durée de repos hebdomadaire normal est estimée à 45 heures consécutives. Les heures de repos non prises doivent être récupérées dans les trois semaines qui suivent, en un seul bloc rattaché à un autre repos d’au moins 9 heures. Le chauffeur doit commencer son repos hebdomadaire au plus tard à la fin de 6 périodes de 24 heures à compter du temps de repos hebdomadaire précédent.

Quoiqu’il en soit, il existe quand même des exceptions. En effet, la durée du repos journalier peut être réduite à condition que le repos pris soit d’au moins 9 heures et dans la limite maximum de 3 fois entre deux repos hebdomadaires. Elle peut également être fractionnée, mais la durée reste la même. Le repos journalier peut être fractionné en deux périodes, c’est-à-dire une période de 4 heures suivie d’un trajet de 9 heures dans les 24 heures.

Y a-t-il des sanctions en cas de non-respect des règlements ?

Des sanctions sont applicables aussi bien pour une durée de conduite excessive que pour des durées de repos inférieures à celles fixées par la réglementation. En effet, le chauffeur doit payer une amende forfaitaire pouvant aller de 135 euros à 375 euros en cas de retard de paiement. En cas de récidive, l’amende peut s’élever à 1500 euros, voire 3000 euros. L’employeur devra s’acquitter de l’amende s’il est responsable du non-respect de la loi tandis que c’est le chauffeur qui doit s’en acquitter si le non-respect de la réglementation lui est imputable. En tout cas, des enquêtes sont toujours ouvertes pour déterminer les origines du non-respect de cette réglementation. De tout façon, lorsque vous poursuivez une formation en conduite de poids lourd, toutes ces lois vous seront communiquées ainsi que plusieurs autres règlements à savoir sur le bout des doigts avant de vous livrer votre permis de conduire.